Ostéopathie générale

Comment se déroule une séance d’ostéopathie ?

Dans un premier temps, une phase de discussion abordant l’ensemble des antécédents vétérinaires de l’animal, les circonstances de la problématique, les symptômes associés, ou toute autre information pouvant orienter la séance, sera nécessaire afin d’orienter la séance et de savoir s’il est bien du ressort de l’ostéopathe de s’occuper du patient ou s’il lui faut le référer à un autre professionnel de la santé animal.

Ensuite, vient une phase d’observation dynamique, statique et palpatoire. Là aussi l’ostéopathe pourra affiner son diagnostic ou référer si nécessaire.

Les tests ostéopathiques structurels, viscéraux et crâniens permettent de relever les tensions tissulaires et blocages que l’on nomme dysfonctions ostéopathiques.

Présent et à l’écoute l’ostéopathe pourra ainsi libérer les tensions et redonner du mouvement aux structures afin de rétablir l’équilibre global du corps, c’est ce qu’on appelle les corrections. Là encore, elles peuvent être de diverse nature : structurelles, musculo-squelettiques, fasciales, tissulaires, énergétiques, émotionnelles, …

La consultation ostéopathique est une convergence de preuve amenant au diagnostique ostéopathique c’est pourquoi la synergie de ces phases et l’adaptation des techniques sont essentielles.

Initiée par Andrew Taylor Still dans les années 1870, l’ostéopathie est une médecine manuelle douce qui, par une connaissance accrue de la physiologie, de l’anatomie et de la manière dont chacune des structures sont liées et interdépendantes, a pour objectif de ramener l’équilibre global du corps.

Grâce à des techniques de manipulations variées, l’ostéopathe à l’écoute des tissus et des tensions, a la capacité de redonner du mouvement aux structures, de décristalliser des traumatismes physiques, émotionnels, énergétiques qui créent des blocages et empêchent le patient d’avancer librement dans son présent.

Le raisonnement ostéopathique est basé sur les liaisons permanentes entre l’ostéopathie structurelle (os, articulations, muscles, …), l’ostéopathie viscérale (viscères thoraciques, abdominaux et pelviens) et l’ostéopathie crânienne (symphyses articulaires crâniennes, LCR, méninges, … ).

  • Les 4 grands principes de l'Ostéopathie

    1 - La structure gouverne la fonction

    La modification de la posture et des structures (os, organes, viscères, glandes, peau, … ) va limiter les capacités fonctionnelles de l’individu.

    La fonction, correspond en outre aux systèmes digestif, circulatoire, respiratoire et cardiaque.

    Pour être totalement fonctionnel, le corps et l’ensemble de ses structures doivent être libres de contrainte. On comprend alors que si la structure est déséquilibrée, la fonction l’est aussi.

  • Les 4 grands principes de l'Ostéopathie

    2 - Principe de globalité : l’homéostasie et l’unité du corps

    Le corps fonctionne selon la loi du moindre effort et du confort, il préfèrera donc compenser plutôt que de se bloquer totalement directement. L’individu est indissociable, influencé par son état d’esprit, son environnement et ses activités.

    L’homéostasie étant la capacité du corps à se stabiliser à des niveaux de constantes physiologiques de base, elle sera toujours mise en contrainte par ces influences, c’est alors que ses capacités d’adaptation et d’ajustement prennent le relais.

    Les structures du corps sont reliées entre elles et s’influencent : toute mémoire imprimée dans les tissus impacte les capacités de l’individu à s’adapter dans son présent.

  • Les 4 grands principes de l'Ostéopathie

    3 - La capacité d’auto-régulation, d’auto-guérison

    Par ses fonctions d’immunité et ses capacités de réparations tissulaires, le corps peut guérir, s’entretenir et récupérer d’un effort.

    Le corps se soigne et se régule lui-même, sans besoin d’aide extérieur. Le rôle de l’ostéopathe est de libérer l’individu des entraves qui l’empêche de retrouver son équilibre.

    En effet, cette capacité d’autoguérison dépendra de la qualité du “terrain” comme le disait A. T. Still, c’est à dire qu’un individu en équilibre et libre de ses mouvements sera plus à même de guérir seul.

  • Les 4 grands principes de l'Ostéopathie

    4 - La loi de l’artère est suprême

    La circulation des liquides (sang, lymphe, LCR, …) et des influx nerveux dans le corps est incontournable pour garantir l’équilibre des échanges entre les structures et assurer la bonne coordination des fonctions.

    Toute dysfonction ostéopathique pourrait être une gêne à une bonne circulation, et peut donc altérer les fonctions.

    Le sang est un élément primordial dans les principes d’homéostasie.

    Au-delà du fait que les structures ne se retrouvent pas nourrit convenablement en cas d’obstruction, une stase artérielle déséquilibre le pH de l’individu : contrainte supplémentaire pour l’organisme.

  • Ostéopathie et corps conscient

    Le corps est doté d’une mémoire traumatique et émotionnelle qui s’enregistre dans les tissus, plus spécifiquement : les fascias

    Les fascias sont présents dans tout le corps, à l’image d’une toile d’araignée, ils entourent les muscles, les nerfs, les os, les organes, le système nerveux central, le cœur et les poumons.

    Ainsi, la moindre tension sera répercutée dans tout le corps, pouvant créer des restrictions de mobilité et des adaptations, à distance du blocage qui gêne l’animal par le biais de cette chaîne tissulaire.

Ostéopathie

et Biokinésiologie

Formée en kinésiologie selon la méthode Corinne DEWOLF (Biokinésiologie®), cette pratique fait partie des outils thérapeutiques me permettant d’élargir mon champ d’action lors de la consultation ostéopathique.

L’approche somato-émotionnelle met en relation le corps et l’esprit, ainsi, on s’intéresse à la manière dont un évènement à pu impacter un individu et modifier son schéma corporel par imprégnation des mémoires traumatiques dans les tissus.

L’abord de la mémoire cellulaire est un aspect de la thérapie qui apporte du sens à certaines problématiques précises.

Qu’est-ce que la Kinésiologie ?

Comme dit précédemment, la kinésiologie est une approche somato-émotionnelle globale qui permet d’identifier des charges émotionnelles non évacuées dans le corps de l’individu, imprimées dans les tissus par ce que l’on appelle la mémoire cellulaire.

En interrogeant le corps avec des tests musculaires précis, le thérapeute identifie l’émotion engrammée (bloquée) et retrace l’évènement associé.

Aucune émotion n’est nocive ou négative dès lors qu’elle circule librement, elles sont toutes utiles physiologiquement. C’est lorsque les émotions sont bloquées qu’il y a inertie, et on le sait bien maintenant, l’inertie est l’ennemi de la vie, et donc la Santé.

Le principe de la kinésiologie, est d’apporter du sens à un problème afin qu’il disparaisse : il s’agit de libérer l’information figée dans les tissus pour lui permettre de s’exprimer.

J’amène donc la kinésiologie dans mes séances comme un outil de traitement semblable à toute autre technique ostéopathique. C’est-à-dire qu’en fonction du cas mais surtout de ce qui se manifeste sous mes mains, je questionne le corps pour identifier une problématique somato-émotionnelle ou purement physique.

Si une émotion se trouve être engrammée dans les tissus de la structure en dysfonction, j’interroge le corps pour identifier l’émotion et l’évènement : les questions sont simples, claires et concises, en précisant les interrogations au fur et à mesure des réponses.

L’utilisation de la kinésiologie en séance n’est pas systématique : Solutionner, c’est aussi mettre un ordre de priorité aux choses.

Je précise alors que l’on agit de manière objective sur un fait passé : le thérapeute est neutre, le vécu de l’évènement n’appartient qu’à l’animal. On ne cherche en aucun cas à blâmer l’évènement ou le.s individu.s impliqué.s, mais surtout à ramener du mouvement et apporter des réponses au blocage.